Catégorie : Des disques et des mots

Histoires de cires noires ou les déambulations vinyliques d’une mélomane en goguette.

Ni tout à fait la même…

…Ni tout à fait une autre…

J’emprunte ces quelques mots à Verlaine car c’est ce qui me revient souvent à l’esprit quand je pense à la musique.
Et notamment quand je pense à certains artistes dont la patte, le style sont reconnaissables dès la première écoute. James Brown pour n’en citer qu’un.

Alors, oui peut-être que « Sporting Life » échappe à la règle,  ou ce morceau latin sur une B.O dont le nom m’échappe et surement une ribambelles d’autres opus. Mais quand même.

Les hommes qui aiment les femmes qui aiment les vinyles


Les fegirl-vinylmmes et la musique, les femmes et les disques, les femmes et les vinyles…

Sur facebook, une page fan a été créée pour leur rendre hommage, on peut y lire  « A tribute to the girls, muses, women & chicks who love records, discs & vinyls. Enjoy the best collection ever! ».

Un hommage aux femmes donc, ces muses, ces inspiratrices qui aiment les disques et les vinyles.
La page est là https://www.facebook.com/GirlsLoveVinyls

Allez donc y faire un tour, vous y découvrir surtout que les femmes adooorrennt se déshabiller, montrer leur attributs sexuels primaires et secondaires ou prendre des poses suggestives dès qu’elles tiennent un disque dans la main…
Pour le plus grand plaisir de ces messieurs vous l’aurez bien compris.

Un grand merci à Cat pour m’avoir fait découvrir cette perle de sexisme ordinaire.

Ps : le blog leur rend un hommage encore plus inspiré http://girlslovevinyls.tumblr.com/

Jon Lucien, à l’infini

Une copine (spéciale dédicace à Emy) m’a parlé du site Infinite Jukebox via cet article sur : http://www.madmoizelle.com/infinite-jukebox-chanson-preferee-en-boucle-141900

L’idée paraît super géniale de prime abord car cette application permet d’écouter un morceau à l’infini. Quel intérêt quand il est possible de le faire avec un logiciel de lecture, me direz vous ? Et bien, la particularité de cette application est de reconstruire le morceau et là ça devient intéressant.
J’ai donc essayé.

J’ai toujours trouvé le morceau de Jon Lucien « Would You believe in me » magnifique mais vraiment trop court, même pas 3 minutes. J’ai donc  en ligne le morceau sur The Infinite Jukebox. (Cliquez sur ce lien, vous attendez que ça charge et vous cliquez sur le visuel).

Première impression, visuellement c’est beau.

Le détail de l’algorithme  comment ça fonctionne, je ne sais pas vraiment (ça fait un peu peur quand on y pense…) mais le résultat est assez bluffant. On a bien le morceau découpé en plein de petits morceaux remis dans un ordre dont la logique m’échappe.

Mais à l’écoute, malaise. Ça m’a donné le tournis, dérangé. Surtout que j’ai l’architecture de base du morceau dans la tête. C’est vraiment une expérience  désagréable et du coup je me demande si ça serait pas plutôt un projet issue de la recherche dans l’armée américaine, du genre outil de torture^^…

Je préfère, et de loin, les réedits faits par des humains, comme celui fait par Dj Kon du duo Kon&Amir.

D’ailleurs quand c’est bien fait, le résultat est à la hauteur de la version originale et puis ce n’est pas une nouveauté, dès les années 70, Tom Moulton découpait des bandes pour « réorganiser les morceaux (Tom Moulton en interview ici).

A tester mais rien ne vaut l’écoute du morceau et si vous pouvez de l’album Rashida de Jon Lucien. Jon_Lucien_Rashida-thumb-473x475

 

 

Ce fameux grain du vinyle

C’est un mot qui revient souvent, le fameux grain du vinyle… C’est souvent d’ailleurs des gens qui n’y connaissent rien qui en parlent. Ils trouvent la l’occasion de discuter avec l’amateur de vinyle du pourquoi de l’achat de ce format.
Un peu comme la madeleine de Proust, le disque qui craque posséderait un charme. Celui de nous ramener à  une époque, celle d’avant le cd. On se remémore, la larme à  l’oeil, le mange disque, notre 45 tour de la danse des canards, la stéréo du paternel qu’on n’avait pas le droit de toucher…
Je vous arrête tout de suite (en bruit de fond, l’aiguille qui dérape sur le disque vinyle).
Non, les craquements n’ont rien de charmant et quand j’achète un disque et qu’il craque c’est comme si j’achetais un pull en laine déjà  bouloché. C’est non.
Mes disques vinyles, d’occasion je les aime si possible scellés, casi neufs quoi. Mint, Near Mint, VG++. Voilà  des mots qui me plaisent.
Et le charme du vinyle, ne tient pas qu’à  l’objet mais à  ce qu’il contient. De la musique enregistrée de manière analogique.
Et dans cette musique j’aime pouvoir distinguer les instruments, le travail d’enregistrement et tout plein d’autres choses qui mériteraient un livre.
Le craquement c’est un bruit parasite, il m’irrite le tympan. Tout comme le tchiii, tchiii du 64 bits.
Vous remarquerez d’ailleurs qu’il n’y a pas de mot pour caractériser ce bruit métallique propre aux fichiers numériques de basse qualité.
 Ce fameux grain du vinyle