Catégorie : Des disques et des mots

Histoires de cires noires ou les déambulations vinyliques d’une mélomane en goguette.

Drôle de coincidence

« J’étais en brocante hier, un mec à côté de moi… Il commence à taper la discute avec la vendeuse, parle de collectionneur. On me pose la question. Je feins la novice, « Mwoouaaa ? Ah non, j’suis mélomane. J’ai un tourne disque, j’achète les disques de mon adolescence, tiens, « Les Aristochats », super, bla bla bla ». Et là le mec à côté commence à dire que pour avoir les prix des disques, il faut aller sur discogs et puis sur cdandlp… Nan mais… Pouvait pas se taire le gars ??? »

Vers la fin de la conversation, après de nombreux commentaires où chacun partage son expérience, le gars en question finit par intervenir…

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Quand arrive l’heure du rangement

Après une soirée, arrive le moment que j’aime le moins, celui quand les disques doivent être remis à leur place.
Non seulement les disques qui ont été choisis pour la soirée mais ceux qui ont été écouté puis finalement mis de côté lors du processus dit de sélection.
Evidemment, les djs qui mixent avec leur ordinateur n’ont plus vraiment ce souci de sélection.
Ils ont anytime, anyplace la totalité de leur matériel sonore disponible d’un ou deux clicks. Mais c’est là le sujet d’une querelle entre les anciens et les nouveaux, j’en reparlerais un de ces jours.
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On se retrouve donc avec des centaines de disques, en tas plus ou moins élégants au bas du meuble.Il faut remettre le disque dans sa pochette intérieure, remettre la dite pochette dans la pochette extérieure de manière à éviter à la poussière de rentrer. Puis, on glisse le tout dans la pochette plastique exterieure  qui protège la pochette en carton. Tout un art j’vous dis. Et c’est long… Le problème, c’est qu’en rangeant, on se dit qu’on écouterait bien celui là, on en ressort d’autre du meuble et finalement, y’a toujours des disques à ranger.

Tiens, on s’écoute un p’tit Chico Hamilton de 1966 pour me donner du courage (avec Gábor Szabó à la guitare ).

Ce fameux grain du vinyle

C’est un mot qui revient souvent, le fameux grain du vinyle… C’est souvent d’ailleurs des gens qui n’y connaissent pas grand chose qui en parlent. Ils trouvent là l’occasion de discuter avec l’amateur de vinyle du pourquoi de l’achat de ce format comme on parlerait du temps qu’il fait.
Un peu comme la madeleine de Proust, le disque qui craque posséderait un charme. Celui de nous ramener à une époque, celle d’avant le cd. On se remémore, la larme à l’oeil,  le mange disque, notre 45 tours de la danse des canards, la stéréo du paternel qu’on n’avait pas le droit de toucher…
Je vous arrête tout de suite (en bruit de fond, l’aiguille qui dérape sur le disque vinyle).
Non, les craquements n’ont rien de charmant et quand j’achète un disque et qu’il craque c’est comme si j’achetais un pull en laine déjà bouloché. C’est non.
Mes disques vinyles, d’occasion je les aime en très bon état, si possible scellés, casi neufs quoi. Mint, Near Mint, VG++. Voilà des mots qui me plaisent.
Et le charme du vinyle, ne tient pas qu’à l’objet mais à ce qu’il contient. De la musique enregistré de manière analogique.
Et dans cette musique j’aime pouvoir distinguer les instruments, le travail d’enregistrement et tout plein d’autres choses qui mériteraient un livre.
Le craquement c’est un bruit parasite, il m’irrite le tympan. Tout comme le tchiii, tchiii du 64 bit.
Vous remarquerez d’ailleurs qu’il n’y a pas de mot pour caractériser ce bruit métallique propre aux fichiers numériques de basse qualité.
 Ce fameux grain du vinyle